PARIS (75) - CARTES POSTALES
446. PARIS - Boulevard Poissonnière
avant 1904
carte postale (J. & D. C. / C.L.C.)
9 x 14 cm
Ham-Paris, collection Beaurain
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Correspondance :
[La correspondance est portée au bas de l'illustration]
" La Ferté, 3.2.06
Bon dimanche.
Baisers de Février !
V. M. "
Adressée à " Monsieur et Madame Godart / Instituteur / Haution / par Vervins / (Aisne) "
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Commentaire :
Le revers de l'illsutration est exclusivement réservé à l'adresse du destinataire, suggérant une date d'édition antérieure à 1904. Les tampons confirment que la carte a été postée à La Ferté Chevresis en 1906.
Dans l'angle en bas à gauche, le logo de l'éditeur représente une ancre avec les lettres "J & D", sur lesquelles se superopose un "C", désignant l'entreprise "J. Duval & Cie". Cette société fut absorbée par Ernest Le Deley en 1905, avec une autre maison, " Ch. L'Hôpital & Cie ", pour former l'éditeur siglé "E.L.D."
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A Paris, sur la rive droite de la Seine, plusieurs murailles s’étaient succédé au gré des développements de la ville et de la nécessité d’en protéger les portes contre d’éventuels agresseurs.
Au XIVe siècle, l’Enceinte de Charles V avait remplacé l’Enceinte de Philippe-Auguste. Deux siècles plus tard, Henri II la dota de trois bastions en saillie, du quai de l’Arsenal à la Bastille, en réponse aux menaces que Charles Quint faisait peser sur le royaume de France. En 1566, Charles IX considéra toutefois son insuffisance et débuta la construction d’une nouvelle enceinte, renforcée de bastions supplémentaires, que ses successeurs prolongeront jusqu’à la rue Poissonnière. Il s’agissait d’élargir la partie occidentale de l’Enceinte de Charles V, afin d’intégrer les nouveaux quartiers de la capitale. Son édification s’intensifia sous le règne de Louis XIII et se poursuivit jusqu’en 1647.
L’Enceinte des « Fossés jaunes » se substitua ainsi à l’Enceinte de Charles V et forma désormais la frontière entre la ville-capitale et ses faubourgs immédiats à l’ouest et au nord : Saint-Honoré, Montmartre, Saint-Denis et Saint-Martin. Devenue à son tour obsolète, elle fut, sous le règne personnel de Louis XIV, détruite et remplacée, en 1668, par une promenade plantée d’arbres, qu’on transforma, à partir de 1676, en voirie dotée de contre-allées bordées de deux rangs d’ormes (De l’actuel boulevard de la Madeleine, jusqu’à l’actuel boulevard Poissonnière).
Le boulevard Poissonnière est l'un de ces "cours", devenus boulevards, puis "grands boulevards" parisiens. Il doit son nom à la rue Poissonnière, toute proche.
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PARIS BOULEVARDS CP244

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