PARIS (75) - CARTES POSTALES

 

372 PARIS. - Le Boulevard des Italiens
avant 1921
carte postale (L.L.)
9 x 14 cm
Ham-Paris, collection Beaurain

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Correspondance :

Cette carte postale, achetée à Paris, est envoyée depuis Gand, en Belgique : 
" Gand, le 8 juin 1921
Mon cher André,
Je viens m'informer des causes de ton mutisme absolument insolite. Voilà que depuis ta dernière lettre, je t'ai envoyé une carte et un programme napoléonien sans que tu aies remué la plume. Es-tu fondu ? Par cette chaleur, ce ne serait pas étonnant. As-tu été écrasé comme un [simple journier] ? Rassure-moi au plus tôt. Lundi, nous partons (enfin !) pour [...]. Bien cordialement à toi.
[...] et [L.] "

Adressé à " Monsieur A. [Meurbrugghe] / 38 rue de Chateaudun / Paris IXe "

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Commentaire :


Les initiales "L.L." font allusion à Georges Lévy et Moyse Léon, photographes, qui fondèrent leur propre studio en 1864 et vendirent des vues stéréoscopiques sous la signature "Léon & Lévy" (L. L.). En 1874, Georges Lévy devint le seul directeur de la société, qui se nomma "J. Lévy et Cie".

Le photographe s'associa, en 1895, à ses deux fils Ernest et Lucien, tout en conservant la marque "L. L.". Il proposa à la vente, non seulement des photographies à l'unité ou réunies en album de voyages, mais aussi des cartes postales estampillées des deux initiales (voir CP62, CP85). En 1921, l'imprimeur Emile Crété racheta les entreprises "Léon & Lévy" et "Neurdein", créant alors la marque "Lévy & Neurdein réunis".

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A Paris, sur la rive droite de la Seine, plusieurs murailles s’étaient succédé au gré des développements de la ville et de la nécessité d’en protéger les portes contre d’éventuels agresseurs.

Au XIVe siècle, l’Enceinte de Charles V avait remplacé l’Enceinte de Philippe-Auguste. Deux siècles plus tard, Henri II la dota de trois bastions en saillie, du quai de l’Arsenal à la Bastille, en réponse aux menaces que Charles Quint faisait peser sur le royaume de France. En 1566, Charles IX considéra toutefois son insuffisance et débuta la construction d’une nouvelle enceinte, renforcée de bastions supplémentaires, que ses successeurs prolongeront jusqu’à la rue Poissonnière. Il s’agissait d’élargir la partie occidentale de l’Enceinte de Charles V, afin d’intégrer les nouveaux quartiers de la capitale. Son édification s’intensifia sous le règne de Louis XIII et se poursuivit jusqu’en 1647.

L’Enceinte des « Fossés jaunes » se substitua ainsi à l’Enceinte de Charles V et forma désormais la frontière entre la ville-capitale et ses faubourgs immédiats à l’ouest et au nord : Saint-Honoré, Montmartre, Saint-Denis et Saint-Martin. Devenue à son tour obsolète, elle fut, sous le règne personnel de Louis XIV, détruite et remplacée, en 1668, par une promenade plantée d’arbres, qu’on transforma, à partir de 1676, en voirie dotée de contre-allées bordées de deux rangs d’ormes (De l’actuel boulevard de la Madeleine, jusqu’à l’actuel boulevard Poissonnière).

Le boulevard des Italiens est l'un de ces "cours", devenus ensuite boulevards, puis "grands boulevards" parisiens. Il prend d'abord le nom de "boulevard Neuf", de "boulevard du Dépôt" jusqu'à la Révolution, puis adopte différents autres noms, avant de devenir le "boulevard des Italiens", en souvenir du Théâtre-Italien qui y fut construit en 1783, à l'emplacement de l'actuel Opéra-Comique.

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PARIS BOULEVARDS CP242

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